UN HOMMAGE A DJANGO REINHARDT

tkt sa c la famille !!!
# Posté le lundi 11 mai 2009 13:07

tkt kenedy rpzt le 67

# Posté le jeudi 07 mai 2009 11:17

ADNEN 67

TKT RPZ LE 67 MON DEPARTEMENT CHOOO!!!
# Posté le dimanche 19 avril 2009 05:23

sefyu suis je le gardien de mon frere

matt le clip i dechir!!!
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# Posté le dimanche 19 avril 2009 05:12

Dans la capitale alsacienne, les quartiers pauvres jouxtent le centre-ville. De plus en plus souvent, les déprédations et agressions sont le fait de mineurs de moins de 13 ans. Ce phénomène nouveau inquiète le maire, Catherine Trautmann, qui a décidé de privilégier le dialogue.

C'était quelques jours avant Noël. Dans le Neuhof, un quartier difficile du sud de Strasbourg, des jeunes préadolescents pénètrent dans un appartement en rénovation, et, du septième étage, balancent plusieurs portes par les fenêtres. Pour s'amuser. Puis ils y mettent le feu. Et les flammes atteignent la toiture du bâtiment abritant l'association Jeep (Jeunes équipes d'éducation populaire), qui emploie six éducateurs de rue. Si bien que le lieu est encore plus «crade» qu'avant. Des pyromanes enivrés ou shootés?

«Ce sont des mômes de 9 à 13 ans, souvent déscolarisés, qui causent le plus de dégradations, confie le barbu Jean-Claude Richez, adjoint au maire de Strasbourg chargé de la jeunesse. Ils inquiètent les éducateurs, qui ne sont pas préparés au contact de ces préados.» Laurent Cécile, codirecteur du Centre socioculturel de Cronenbourg, un autre quartier difficile, à l'ouest du centre-ville, confirme: «Les grands frères disent qu'eux-mêmes étaient moins violents avant 13 ans.»

Les chiffres sont trompeurs! Les statistiques de la délinquance strasbourgeoise pour 1995 sont en effet excellentes: une baisse de 20,5%, après une hausse de 19% en 1994. Surtout grâce à la chute libre du nombre de vols de voitures. Mais, en revanche, il y a toujours autant de violence urbaine: 450 voitures incendiées; jets de pierres - en forte progression - contre des bureaux de police, des bus, des trams, des véhicules des pompiers ou du Samu; déprédations d'écoles, d'entrées d'immeuble, d'Abribus ou de cabines téléphoniques. Des actes commis, surtout à l'automne, par les plus jeunes délinquants. De véritables «gangs en culottes courtes».

Bien sûr, Strasbourg n'est pas Paris, ni Marseille, ni Lyon. Simplement, la capitale alsacienne est une ville si bourgeoise que le moindre incident y prend beaucoup de relief. Il suffit de quelques gamins en marge pour provoquer des dégâts considérables et un insidieux climat d'insécurité. En outre, la médiatisation multiplie les actes de vandalisme. Les gamins des différents quartiers se livrent à une concurrence effrayante: «On a vu ma bagnole en feu sur TF 1, alors que vous n'avez eu que FR 3 ou les DNA!»

Rage. Haine. Révolte. Les travailleurs sociaux sont déroutés par ces préados insoumis, imperméables à toute autorité, qui respectent de moins en moins leurs parents. «Certains jeunes de 9 à 13 ans n'ont jamais vu leur père travailler, explique Laurent Cécile. Pas étonnant qu'ils manquent de repères.» Comment responsabiliser les parents? Le député Harry Lapp (UDF-PR) suggère de les toucher au porte-monnaie, en ne leur versant les allocations familiales qu'après des séances de formation sur l'éducation des enfants. «Beaucoup de pères sont devenus des chiffes molles: ils laissent leurs mômes sortir trop tard le soir, regrette Fatah Boudjelida, président à casquette noire de l'Association des jeunes de Cronenbourg. Pour les ados, les délits les plus graves se banalisent. Le braquage d'une banque n'a guère plus de valeur qu'un vol de vélo.»

Vivre vite! Devant les tristes entrées d'immeuble on raconte l'histoire de ces trois desperados de 13, 16 et 19 ans, originaires de Hautepierre et du Neuhof, interpellés pour 63 vols en flagrant délit et cambriolages à la voiture bélier, et qui se sont tués à l'été de 1995 au volant d'une Mazda volée, dans une ultime ligne droite de Cronenbourg.

A Strasbourg, les quartiers pauvres jouxtent le riche centre-ville. Une opulence ressentie comme une provocation par les gosses de chômeurs. Surtout pendant le déluge de consommation qui accompagne les fêtes de Noël. Quand des jeunes des cités HLM périphériques débarquent dans le centre-ville - ce qui est beaucoup plus facile avec le tram - ils s'exclament: «Y a un max de thune ici!» De là à jeter des cailloux dans les vitrines...

Les parents ne tracent plus les bornes? Le chômage, qui dépasse les 25 ou 30% au Neuhof ou à Cronenbourg, constitue la principale explication de cette impuissance. A l'école, les institutrices jouent souvent le rôle d'éducatrices ou de mamans de substitution. «Beaucoup d'enfants de 9 ou 10 ans ont la certitude que leur avenir est bouché», confie Christine, enseignante en CM 1 au Neuhof. Dans sa classe, un élève sur cinq ne sait pas lire. Mais comment agir lorsque la mère élève seule son enfant, que le grand frère est en prison et la grande soeur toxico? Dans un bassin d'emploi économiquement favorisé, le chômage des jeunes est supérieur de 7 points à la moyenne nationale! «Dans la tête de ces jeunes élèves, l'école n'est ni un droit ni une préparation à l'avenir, mais une punition», analyse le pasteur Daniel Rouby, un Ardéchois à barbe longue qui, depuis dix ans, apaise les tensions au Neuhof.

Des «kids» de 7 ou 8 ans, désoeuvrés, se regroupent en bandes pour casser les vitres des voitures avec des bougies. Une parade? Les centres socioculturels développent activement le soutien scolaire. Après l'école, l' «aide aux devoirs» est assurée par des étudiants bénévoles, dont certains «grands frères modèles». «Nos enfants ont besoin de leaders, pas de dealers», lance Driss Ajbali, directeur du centre socioculturel du Neuhof. Les gosses de la rue ont du mal à résister à l'argent facile, au mode de vie des jeunes trafiquants qui friment en BMW et se réjouissent de voir leur gros business camouflé par les actes de vandalisme des cadets.

A l'aube de son deuxième mandat, le maire socialiste de Strasbourg, Catherine Trautmann, a pris la mesure de la situation. Elle a recruté un nouvel adjoint chargé de la prévention de la délinquance, le juge d'instruction François Guichard. Fini le temps où la gauche, idéaliste, considérait la question de l'insécurité comme taboue. La classe politique, presque unanime, demande à l'Etat plus et mieux de police. «Il faut une formation humaniste aux policiers», insiste Jean-Marie Lorentz, conseiller général (UDF-FD).

Après la violente bagarre qui a opposé, en novembre 1995, une trentaine de jeunes de Cronenbourg à la Bac (brigade anticriminalité), place de l'Homme-de-Fer, Catherine Trautmann avait critiqué les propos racistes lancés des deux côtés. Elle a écouté les jeunes, afin d'éviter la folle spirale de la violence. Pour montrer que les ados de Cronenbourg sont presque tous pacifiques, ils ont effacé les tags antipolice «Nique les keufs», qui recouvraient leurs bâtiments. Du dialogue, pas d'insultes. Lorsque Driss Ajbali a organisé une rencontre entre une soixantaine de jeunes et des policiers, le Neuhof a été pacifié. «Il n'y a plus de cité interdite, mais des quartiers où nous devons intervenir avec doigté», déclare Francis Jeacki, commissaire central de Strasbourg. Un îlot d'espoir supplémentaire dans un océan de crainte.
# Posté le dimanche 07 décembre 2008 11:34